Il se lia d'amitié avec le compositeur d'Hitchcock, Bernard Hermann, et réalisa des orchestrations pour Alfred Newman, Dimitri Tiomkin ou Franz Waxman. Travaillant aussi pour la télévision, adaptant Un Violon sur le toit, il trouva dans les films de Spielberg et de Lucas l'occasion de renouer, dans les années 1970, avec les fastes de la grande musique symphonique de l'âge d'or du cinéma hollywoodien. Une musique nourrie de Mahler, Tchaïkovski, Strauss, si parfaitement interprétée par le London Symphony Orchestra, et d'une intimité si évidente avec les images, que les jeunes auditeurs ne l'entendent pas comme de la musique de grand-papa. Anne-Charlotte Rémond a choisi de mettre en regard la partition d 'Harry Potter et celle du Lac des cygnes, soulignant les points communs (prédilection pour les cors, pour les cordes, effet " magique " du célesta) et analysant la façon dont les leitmotive collent aux personnages et créent des atmosphères.
Les musiques de John Williams sont une porte ouverte sur une culture à laquelle le jeune public n'a pas accès ou qu'il refuse d'ordinaire.
Gérard Condé