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La polémique enfle sur les aides aux concerts de Johnny Hallyday • LE MONDE | 10.10.02 | 11h33 • MIS A JOUR LE 10.10.02 | 11h43
Le ton monte, à propos des aides municipales accordées au producteur de
Johnny Hallyday. A Marseille, le commissaire du gouvernement, saisi par
le préfet Yvon Ollier, a estimé "illégale", mardi 8 octobre
devant le tribunal administratif, la subvention accordée par la ville à
Adam Production, représentant local du producteur du chanteur, pour le
concert du 16 juillet 2000 au stade Vélodrome. Selon le quotidien La
Provence, le commissaire a déploré que 30 000 places, dont le prix
avait été ramené de 40 ou 45 € à 15 € grâce à une subvention de
240 000 €, n'aient "pas été distribuées selon des critères sociaux".
Le tribunal a mis son jugement en délibéré et a demandé à la Ville
d'étayer son argumentation sociale. La semaine dernière, le maire de
Marseille, Jean-Claude Gaudin (UMP), a dit qu'il souhaitait que la Ville
s'engage à nouveau, lors du prochain concert de Johnny Hallyday à
"faire diminuer le prix des places. Mais si le tribunal administratif
dit que je me suis trompé, nous ne recommencerons pas. On verra".
Mercredi, à Strasbourg, Robert Grossmann, premier adjoint au maire (UMP) Fabienne Keller, a déclaré que la municipalité "entendait faciliter" l'organisation du futur concert de Johnny Hallyday et envisageait "la mise à disposition gratuite du stade de la Meinau". Lundi, la mairie de Nantes avait déjà renoncé à apporter toute aide au prochain concert estival du chanteur, une décision identique à celle prise par la mairie de Bordeaux, qui a abandonné le 3 octobre son projet d'acheter, pour 228 000 € , des places à tarif réduit. Jean-Claude Camus, producteur de Johny Hallyday a précisé au Monde qu'il ne "s'agit en aucun cas de subventions. Nous ne demandons aucune aide pour la production des spectacles". Les villes ont selon lui "intérêt à organiser de grandes manifestations populaires, Elles choisissent d'aider les plus démunis à venir au concert. Elles nous offrent parfois la location des stades – ce qui représente environ 38 000 € – et de la publicité. Pour les villes c'est bien moins cher qu'un feu d'artifice ou que le Tour de France, pour lequel elles dépensent des millions". Nicole Vulser (avec AFP.) • ARTICLE PARU DANS L'EDITION DU 11.10.02 |
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